Thème 3 sur 10 · Rouler
Avant tout chiffre, le code demande une chose : rester maître de sa vitesse. La bonne vitesse, ce n'est pas la limite autorisée, c'est celle qui vous laisse le contrôle de la voiture, capable de vous arrêter à temps devant ce qui surgit.
On la réduit donc dès que la situation l'exige : en ville, dans un virage, sous la pluie, la nuit, quand on voit mal ou qu'il y a du monde. Les maximums qui suivent sont des plafonds, jamais des objectifs à atteindre.
Décret 2004-13, art. 13 et 14
Hors des villes, la vitesse maximale dépend du type de route. Pour une voiture, tout tient en deux chiffres. Et quand un panneau rond, cerclé de rouge, affiche un nombre, c'est lui qui commande : il abaisse la limite à l'endroit qu'il garde.
Décret 2004-13, annexe O, art. 5 et 7
Motos et camions ne roulent pas aux mêmes vitesses que vous : une moto est limitée à 100 km/h sur autoroute, un véhicule de marchandises à 85 jusqu'à 50 km/h selon son poids. Hors agglomération, les poids lourds doivent aussi garder 50 mètres entre eux.
Pour vous, ça change surtout le dépassement : un camion tenu à 60 ne se double pas comme une voiture à 90. Plus l'écart de vitesse est grand, plus il faut de place pour doubler.
Décret 2004-13, annexe O, art. 4 et 6 ; art. 36
S'arrêter prend plus de temps qu'on ne le croit, et cela se joue en deux temps. D'abord réagir : entre l'instant où l'on voit le danger et celui où le pied appuie sur le frein, il s'écoule environ une seconde, pendant laquelle la voiture continue tout droit sans ralentir. Puis freiner : roues freinées, elle parcourt encore une distance avant de s'immobiliser.
La distance de freinage grossit bien plus vite que la vitesse : la doubler ne la double pas, elle la multiplie par quatre. Sur route mouillée, elle s'allonge encore. C'est pour cela qu'un excès de vitesse, même léger, coûte des mètres qui manquent au moment de s'arrêter.
Distance d'arrêt (notion pédagogique)
Entre deux voitures, le code n'impose pas de distance chiffrée : il demande de garder assez d'espace pour s'arrêter sans percuter celui de devant s'il freine d'un coup.
Le repère simple : quand la voiture devant vous passe un point fixe (un arbre, un poteau), comptez « une seconde, deux secondes ». Vous ne devez pas atteindre ce point avant la fin du compte. La nuit ou sous la pluie, doublez le temps.
Décret 2004-13, art. 13 et 14