Dépasser, c'est passer devant un véhicule plus lent qui roule dans le même sens que vous. Cela oblige à se déporter sur la voie de gauche, là où arrivent les voitures d'en face. C'est la manœuvre la plus dangereuse de la conduite.
D'où la règle d'or : on ne dépasse que si l'on voit assez loin devant pour être certain de pouvoir revenir à droite avant qu'une voiture n'arrive en face.
Jamais dans un virage, au sommet d'une côte, ou quand la visibilité manque.
Jamais en franchissant une ligne blanche continue.
Jamais en dépassant, pour doubler, la vitesse maximale autorisée.
Interdiction de dépasserDéfense de doubler à partir d'ici.
Fin d'interdiction de dépasserFin de l'interdiction : on peut de nouveau doubler, si c'est sûr.
Décret 2004-13, art. 18
La manœuvre, dans l'ordre
Un dépassement se prépare. On ne déboîte pas d'un coup : on regarde devant, mais aussi derrière, pour vérifier que personne n'est déjà en train de vous doubler.
S'assurer que la voie de gauche est libre, loin devant.
Prévenir : clignotant à gauche, et un appel de phares la nuit si besoin.
Laisser au moins un mètre en passant à côté d'un cycliste, d'un piéton ou d'un animal.
Ne se rabattre qu'après avoir vu, dans le rétroviseur, le véhicule qu'on vient de doubler.
Décret 2004-13, art. 18, 5°
Savoir renoncer
Le meilleur dépassement est celui dont on n'a jamais douté. Au moindre doute (une voiture qui apparaît au loin, une ligne qui redevient continue), on renonce et on se rabat tant qu'on le peut encore.
Et quand c'est vous qu'on double, on serre à droite et on n'accélère surtout pas : accélérer allonge la manœuvre de l'autre et crée le danger.